Achat du terrain par Faber 1792 (≈ 1792)
Léopold Faber acquiert la parcelle de l’ancienne sacristie.
1793
Construction de la maison
Construction de la maison 1793 (≈ 1793)
Édifice conçu par Nicolas Grillot pour Faber.
25 janvier 1979
Classement monument historique
Classement monument historique 25 janvier 1979 (≈ 1979)
Protection de la façade sur rue par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue (cad. BY 179) : classement par arrêté du 25 janvier 1979
Personnages clés
Nicolas Grillot - Architecte
Conçoit la maison en 1793.
Léopold Faber - Maître de forge et commanditaire
Propriétaire initial, inspire les décors.
Claude Michel (Clodion) - Sculpteur (attribution erronée)
Légende du XIXe siècle sans fondement.
Origine et histoire
La maison Faber, plus connue sous le nom de maison de Clodion, est un édifice conçu en 1793 par l’architecte Nicolas Grillot pour le maître de forge Léopold Faber. Située au 22 rue Saint-Dizier à Nancy (Meurthe-et-Moselle), elle fut construite sur l’emplacement de l’ancienne sacristie de l’église Saint-Roch, comme en témoigne une pierre de fondation dans la cave. Les décors extérieurs, notamment deux bas-reliefs et trois frises du rez-de-chaussée, célèbrent le métier de forgeron et ses outils, reflétant la profession du commanditaire.
Au XIXe siècle, les sculptures furent attribuées à tort au sculpteur Claude Michel, dit Clodion (dernier représentant de la dynastie Adam), alimentant une légende selon laquelle il se serait réfugié à Nancy pendant la Révolution. Cette confusion persista malgré l’absence de preuves. La façade sur rue, remarquable par son style et son iconographie, fut classée monument historique par arrêté du 25 janvier 1979. Aujourd’hui, le bâtiment appartient à une société privée.
L’édifice illustre l’architecture civile nancéienne de la fin du XVIIIe siècle, mêlant classicisme et références aux activités industrielles locales. Son classement protège un patrimoine lié à l’histoire métallurgique de la région, alors en plein essor grâce à des familles comme les Faber. La maison reste un témoignage des liens entre artisanat, bourgeoisie et urbanisme à l’aube de la Révolution industrielle.
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